esmaspäev, veebruar 04, 2008

Tremblement de terre

Apure fait la queue dans un petit magasin sur les quais, à Paris (pense-t-il). Il y a trois ou quatre personnes devant lui. C'est une boutique vétuste tenue par une très vieille dame. Les murs sont peints en bleu et jaune vif ; ils commencent soudain à trembler assez violemment. Ni la vieille dame, ni les autres clients ne semblent émus, et Apure ne ressent aucune panique intérieure. "Ah, me voilà enfin témoin d'un tremblement de terre. Ils ne sont pas si fréquent chez nous." La maison cependant ne donne pas une impression de grande solidité, et il finit par sortir. Mais tout est rentré dans l'ordre. Le paysage n'est pas celui de Paris. On est au bord de la mer ; des montagnes enneigées s'élèvent dans l'arrière-pays. Le temps est à la pluie, avec de grands coups de soleil. Du haut du village descend un gigantesque oiseau qui ressemble à un poulet déplumé et géant ; mais de fait, c'est un aigle royal d'une taille incroyable. Il se pose dans un champ ; des passants le regardent et l'un d'eux tend la main vers son bec énorme. "Un aigle !"

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laupäev, juuli 15, 2006

Farces cosmiques

Pendant qu'un orage descent sur New York, Apure fait les deux rêves suivants. Ce sont les seuls qu'il rapporte d'Amérique : il n'a pas noté les autres.

Dans le premier rêve, Apure avec quelques amis est en haut d'une tour, reliée à une autre tour par une sorte de cordon ombilical. La deuxième tour est haute de 55 étages ; elle est recouverte, à l'intérieur comme à l'extérieur, d'une épaisse couche de peinture, rouge par endroit et bleue à d'autres. Y vivent de nombreux Chinois, des Indiens et des Argentins. On a construit des jardins sur le toit. Passe une escouade de policiers en uniforme vert. Apure entre dans l'un des appartements, finalement plus grand que ce qu'il avait imaginé. Une réunion de voisinage est en cours. Apure parle de la patrouille. Les voisins haussent les épaules. "Ah, vraiment ?" L'aspect de l'appartement change. La pièce principale grandit, des bannières descendent du plafond, une musique martiale rententit. Une jeune Chinoise, debout près d'Apure, lui prend le coude : c'est l'hymne national chinois.

Autre rêve, même nuit d'orage. Apure se rend en taxi à un rendez-vous de travail, qu'il a pris sur son week-end. Le chauffeur est un brillant causeur : Apure discute. Dans une rue de la banlieue traversée, Apure remarque trois passants, frappés par l'éclair : figés sur place, ils gémissent, lèvent les yeux au ciel, puis reprennent péniblement leur chemin. Que se passe-t-il donc au ciel ? Apure se tord le cou. Et voit un aigle immense dans les airs, sous un nuage, les ailes sculptées par un éclairage de gloire. Arrivé à destination — une grande villa blanche dans une impasse tranquille —, Apure est accueilli par l'organisateur du week-end studieux. "Il se passe aujourd'hui des choses curieuses", dit Apure. "Voyez donc", dit l'hôte, main levée. Une fenêtre s'est ouverte dans le ciel. On y voit un homme en blouse blanche, occupé à quelques expériences. Un phoque tombe de la fenêtre, atterrit dans la cour de la villa. Apure caresse sa peau mouillée, et s'interroge : rêve ou réalité ? Si c'est la réalité, elle vient de subir une révolution historique. "Voilà révélé un monde parallèle !" Des oiseaux multicolores sèment dans le ciel des traînées d'étoiles. Le taxi discute du prix de la course et l'hôte tombe dans l'anecdote. "Une fois, avec ma femme, on a fait une course très courte ; mais comme elle n'avait pas pu s'empêcher de fumer dans la voiture, on a payé le prix fort." Dans la cuisine, Apure débat de cette réalité nouvelle, et inspecte un des phoques tombés du ciel. À la réflexion, on dirait une saucisse géante. "Quelqu'un nous fait une farce cosmique."

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