laupäev, august 16, 2008

Des serpents dans Central Park

Hier à Venise, aujourd'hui à New York, avec une de ses collègues de bureau. Ils sont au parc et marchent le long du lac ; Apure va même y patauger, et feint, bêtement, de se noyer. Une fois revenu sur la rive, il remarque un amas de petits serpents, qu'il montre à la collègue. Elle se penche, bientôt ramasse un autre spécimen, plus gros celui-là, rouge et bleu-vert très vif. "Je serais toi, je ferais attention. Je ne connais rien aux serpents américains." La collègue hausse les épaules, mais le serpent, qu'elle avait déposé dans un panier, lève la tête et lui mord le gras du bras. "Je vais chercher les secours !" hurle Apure, cependant que d'autres collègues, surgis du rêve, prennent soin de la blessée. Apure court jusqu'à l'hôpital tout proche, où il a quelque mal à se faire comprendre. L'hôpital est vaste et clair, on y rencontre peu de malades. Apure finit par se faire délivrer des papiers qui ne servent pas à grand-chose. "Mais... et si cette morsure est vraiment grave ? Et comment faire pour les questions d'assurance santé ?" La réceptionniste lui conseille de repartir auprès de sa collègue, et d'appeler les pompiers. Apure s'égare sur le chemin du retour. Il traverse des pièces richement ornées, à l'orientale. Un panneau sur une porte indique "Bain vietnamien" : Apure y entre hardiment. Un escalier carrelé de blanc descend vers une baignoire, puis continue vers une autre porte.

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pühapäev, veebruar 10, 2008

Attraction fatale

Apure est au lit, fatigué ; un léger bourdonnement s'élève du mur. Apure pose la main sur le mur pour déterminer l'origine de ce curieux bruit et se rend compte au bout d'un instant que sa main est comme aimantée par le mur et qu'il ne peut plus l'en détacher ; pire encore, une torpeur peut-être fatale est en train, par le biais de cet étrange phénomène, de s'emparer de lui. "Je suis lentement électrocuté par un courant à basse tension", se dit Apure. Il semble cependant qu'il ait pu survivre à ce mur assassin, car il est, quelque temps plus tard, dans un bus, avec quelques autres personnes, à visiter les alentours de New York. Il fait grand soleil. Le bus longe l'aéroport, d'où décollent en même temps, en un parfait ballet, une douzaine d'avions. Puis le bus se dirige vers la plage. "Quand j'étais enfant, dit Apure à l'une de ses voisines, j'ai lu un livre qui se passait à Coney Island. J'ai toujours voulu voir Coney Island." Mais ce n'est pas là qu'Apure et ces femmes se trouvent. D'un repli de la dune, surgit un grand chien blanc qui ressemble à un mouton.

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reede, august 03, 2007

Déluge

Apure croise sa cousine dans un paysage de campagne. La cousine vient à peine d'accoucher, mais elle a déjà retrouvé sa jolie silhouette et un visage serein et bronzé. "Tu es magnifique", dit Apure. La cousine avoue qu'elle s'est repeint le visage. Apure continue son chemin, pensif, et parvient à la mer. Non, ce n'est pas la mer, puisqu'émergent des flots les sommets de monuments connus. La lumière est rase, sépulcrale. Apure s'emplit les poumons de bon air du large puis finit par comprendre qu'il est devant New York noyée par une catastrophe inconnue. Il est curieusement excité.

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laupäev, september 16, 2006

Tornade sur la ville

En plantant un clou au mur dans son nouvel appartement, Apure provoque une fuite d'eau. Il a percé un tuyau que l'architecte avait négligé d'insérer dans le mur. Apure court dans l'appartement à la recherche du compteur ; il faut fermer l'eau. Ce qu'il finit par faire. Mais le reste de l'appartement n'est pas en bon état ; il y a une autre fuite au plafond et Apure sort sur la coursive (l'appartement est situé dans une résidence d'architecture sans doute post-moderne) pour essayer de retrouver les habitants de l'appartement du dessus. Il y a nombre d'enfants parlant anglais. Apure sort dans les rues de Paris, pieds nus, roulé dans une couverture. Il médite sur son destin : n'est-il vraiment pas fait pour l'amour ? Ne peut-il se forcer un tout petit peu ? La franchise de ces questions l'effraie.
Le nouvel appartement se trouve dans un nouveau quartier de Paris, une marina bâtie sur la Seine - ou est-ce la mer, et Apure n'est-il pas à New York ? Il marche jusqu'au bout du XXe arrondissement, là où la ville se transforme en campagne. Il a souvent rêvé de cette grande colline sauvage qui longe les maisons. Le pont surplombe des petits jardins et des maisons gaiement colorées. Apure descend vers la lande et y rencontre ses parents et son jeune frère, tels qu'ils étaient il y a plus de 25 ans. Ils visitent ensemble un château secret, orné de sculptures en stuc peint. Le petit frère s'ennuie et pleure.
En sortant du château, Apure conseille un repli stratégique. Un nuage de tempête s'accumule sur le fond de la vallée. Il est noir-violet, bat comme un cœur, ou comme une méduse, et lèche les maisons. Une colonne plus sombre apparaît en son milieu. La tornade cependant meurt avant d'avoir vraiment commencé.

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laupäev, juuli 15, 2006

Farces cosmiques

Pendant qu'un orage descent sur New York, Apure fait les deux rêves suivants. Ce sont les seuls qu'il rapporte d'Amérique : il n'a pas noté les autres.

Dans le premier rêve, Apure avec quelques amis est en haut d'une tour, reliée à une autre tour par une sorte de cordon ombilical. La deuxième tour est haute de 55 étages ; elle est recouverte, à l'intérieur comme à l'extérieur, d'une épaisse couche de peinture, rouge par endroit et bleue à d'autres. Y vivent de nombreux Chinois, des Indiens et des Argentins. On a construit des jardins sur le toit. Passe une escouade de policiers en uniforme vert. Apure entre dans l'un des appartements, finalement plus grand que ce qu'il avait imaginé. Une réunion de voisinage est en cours. Apure parle de la patrouille. Les voisins haussent les épaules. "Ah, vraiment ?" L'aspect de l'appartement change. La pièce principale grandit, des bannières descendent du plafond, une musique martiale rententit. Une jeune Chinoise, debout près d'Apure, lui prend le coude : c'est l'hymne national chinois.

Autre rêve, même nuit d'orage. Apure se rend en taxi à un rendez-vous de travail, qu'il a pris sur son week-end. Le chauffeur est un brillant causeur : Apure discute. Dans une rue de la banlieue traversée, Apure remarque trois passants, frappés par l'éclair : figés sur place, ils gémissent, lèvent les yeux au ciel, puis reprennent péniblement leur chemin. Que se passe-t-il donc au ciel ? Apure se tord le cou. Et voit un aigle immense dans les airs, sous un nuage, les ailes sculptées par un éclairage de gloire. Arrivé à destination — une grande villa blanche dans une impasse tranquille —, Apure est accueilli par l'organisateur du week-end studieux. "Il se passe aujourd'hui des choses curieuses", dit Apure. "Voyez donc", dit l'hôte, main levée. Une fenêtre s'est ouverte dans le ciel. On y voit un homme en blouse blanche, occupé à quelques expériences. Un phoque tombe de la fenêtre, atterrit dans la cour de la villa. Apure caresse sa peau mouillée, et s'interroge : rêve ou réalité ? Si c'est la réalité, elle vient de subir une révolution historique. "Voilà révélé un monde parallèle !" Des oiseaux multicolores sèment dans le ciel des traînées d'étoiles. Le taxi discute du prix de la course et l'hôte tombe dans l'anecdote. "Une fois, avec ma femme, on a fait une course très courte ; mais comme elle n'avait pas pu s'empêcher de fumer dans la voiture, on a payé le prix fort." Dans la cuisine, Apure débat de cette réalité nouvelle, et inspecte un des phoques tombés du ciel. À la réflexion, on dirait une saucisse géante. "Quelqu'un nous fait une farce cosmique."

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