esmaspäev, aprill 20, 2009

Littérature

Apure est convié à une lecture publique en plein air. Qui lit ? Il ne s'en souvient pas — ou peut-être tout simplement ne reconnaît pas l'auteur, dont la voix résonne agréablement au soleil couchant, se dit Apure, qui se promet de retenir l'adresse. Il étudie du regard l'assistance : qui peut-il nommer, qui connaît-il ? Après la lecture, on cause littérature, et les esprits s'échauffent. Un membre de l'association allume un pétard ; un autre finit par balancer au milieu de l'auditoire une bombe lacrymogène. Ça pleure. Apure signe le cahier d'émargement, paie sa cotisation de 48 euros et s'en va seul, le cœur vaguement lourd, dans le parc, le long de la pente herbeuse qui le ramène en ville. 

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reede, märts 21, 2008

A coups de crosse

En haut de la rue, une fête se déroule. Ce sont, dans deux grands cars aménagés par leurs propriétaires, des enfants et des adultes qui mangent et rient. Le premier car, bleu marine, porte une inscription qu'Apure lit comme "Société des Ciments Simon". Dans le second, le curé boit en compagnie. Une femme de l'organisation jette à Apure un regard hostile : que fait-il à les regarder ? Un peu plus loin, fracas et cris : deux femmes — une vieille, une jeune — se battent à coup de crosses cléricales. La jeune pleure, la vieille garde son calme. Des enfants hurlent de joie sur des balançoires, installées à proximité des cars. Apure s'éloigne, seul et ressentant sa solitude.

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