neljapäev, november 08, 2007

Aquatique

Apure l'esprit léger se sépare de ses neveux à la gare. Ils continuent leur voyage en train de banlieue ; il prend le métro. Sa ligne est aérienne et survole la Seine ; mais tandis que tous les voyageurs poursuivent vers un quai terrestre, lui, à présent seul, continue, à pied, sur une voie étroite qui plonge vers le fleuve. Les rails descendent, descendent... Et voilà maintenant Apure sur l'eau, captif d'une petite plate-forme de fer. Il fait beau, mais le fleuve a une couleur menaçante. Des employés du métro, d'une barque, le regardent et se moquent.

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reede, veebruar 16, 2007

Noyade dans un verre d'eau

Il y a beaucoup d'eau dans le rêve de la nuit passée : c'est Suspiria, peut-être, vu le soir précédent, et dont la pluie suinte jusque dans l'inconscient. Apure entre dans une maison inconnue, au milieu de la forêt : elle est habitée par sept enfants, sept garçons, et leur père, au physique de bûcheron. Les pas d'Apure laissent des traces boueuses sur les planchers. Les enfants à sa vue sautent dans une piscine intérieure.

Puis Apure se retrouve dans sa propre maison, qui fait la proue d'une île ; et cette île est mobile et flotte sur des rapides, charriant des troncs d'arbres, et d'autres îles, inhabitées, qui risquent de la percuter et de l'anéantir. En sortant de sa maison, un petit pavillon de style alsacien, il voit, sur la fenêtre, un panneau qui annonce la vente du laboratoire, à 20 000 francs, ce qui est un prix ancien et ridicule. Et quel laboratoire ?

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pühapäev, aprill 16, 2006

Le pont

Apure est, comme souvent ces derniers temps, en vacances avec ses parents. Ils suivent une cohorte de voiture sur une route de montagne enneigée, quelque part dans les Rocheuses. Le père grogne ; il a les embouteillages en horreur. La famille finalement se sépare ; chacun tentera sa chance de son côte, les uns à pied, les autres à vélo. Apure prend sa bicyclette et continue sur le bord de la route. Le vent souffle ; et quoique le ciel soir bleu, il neige. La route se fait étroite ; il faut descendre de vélo. Derrière Apure circulent une troupe de Français qui parlent à voix basse. Apure parvient finalement au pont coupé. Sous le pont, une équipe de sauveteurs est en train de sortir des eaux glauques une femme tombée par dessus la rambarde. Apure insulte ceux qui le précèdent : "Vous n'avez pas honte de vous repaître de ce spectacle affreux ?" Ils lui répondent dans un mauvais anglais, et se moquent de lui."Bastards", hurle Apure, et quelques insultes plus salées encore, dans son meilleur anglais.

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