esmaspäev, märts 29, 2010

L'étudiant itinérant

Après un rêve montagnard dans lequel Apure en compagnie de sa mère escalade un monticule qui se fait pic, abat la croix qui en marque le sommet et ne sait plus redescendre, il se rend en cours, redevenu étudiant. La salle est toute en longueur et les étudiants n'ont pas de table. Apure, cancre, commence par s'asseoir au fond, mais la salle est si étrangement faite qu'on ne voit pas le professeur, une vieille dame à la chevelure ébouriffée ; Apure revient vers le milieu, s'installe près d'une jeune femme. La salle est un train : le paysage, écossais, défile pendant le cours. On s'arrête pour laisser monter d'autres étudiants. Lors d'une de ces escales, Apure et sa voisine plongent le regard dans un dortoir de jeunes hommes, qui ont accroché des serviettes de bain à leurs fenêtres pour éviter, justement, qu'on les épie. Mais les serviettes sont tombées. Apure s'inquiète du retour en ville et demande à sa voisine si le train doit revenir à son point de départ.

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teisipäev, november 11, 2008

Scooter fantôme

Apure en randonnée en bonne compagnie dans une montagne blanche, presque ingrate, abandonne l'amie près d'un troupeau de moutons gardé par des chiens affectueux. Il doit rentrer à Paris, en scooter semble-t-il, mais se perd en chemin. Dans un village dont il ne retient pas le nom, il demande la route de Paris aux passants — vieilles dames aux physionomies hébétées. Non, elles ne savent pas. "C'est ma chance", pense Apure à haute voix. Dans la pente raide qu'il emprunte pour sortir du village, il ne trouve plus le guidon du scooter ; c'est une trottinette qu'il chevauche. Mais à force de malaxer les poignées de l'engin, Apure retrouve son véhicule, et la grand route, ensoleillée, encombrée, une route de plage en plein été. Un motard fait hurler sa radio ; des passants imprudents — hommes, enfants — marchent entre les voitures. Apure ralentit.
Dans une autre partie du rêve, il résout un problème de sa vie réelle — de fait, le rêve donne à celle qui contrecarre les projets d'Apure une solution nouvelle, ce dont Apure la remercie. "Vous voyez bien que la raison triomphe !" Le rêveur cependant se trompe : la solution ne résiste pas à l'examen de la veille.

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pühapäev, juuni 15, 2008

Amour du désastre

Apure séjourne avec quelques amis dans une auberge qui jouxte une ligne de train à grande vitesse. Alors qu'ils déjeunent sur la terrasse, un train, qui a ralenti à l'approche du lieu, manque de dérailler, ce qu'Apure, semble-t-il, est le seul à remarquer. Arrive un certain temps — le temps confus et distendu du rêve — un second convoi, qui sort des rails. C'est d'abord la puissante motrice, puis le premier wagon, en un absurde ralenti ; tout le train ensuite est saisi de convulsions, et les wagons déchiquetés se couchent sur le côté de la voie. "Allons aider ces malheureux", s'écrie Apure, qui se rue, suivi d'un ou deux de ses amis, vers le désastre. Mais il ne sait au juste s'il y va pour aider ou pour voir, et s'en rendant compte, il est plongé dans la détresse.

Dans une autre partie du rêve, Apure se trouve dans une vaste maison, celle de ses parents ou de ses oncle et tante. C'est le matin, il est encore au lit, et plein d'un sentiment de dégoût. Des bruits déjà dans la maison : les autres sont levés. Apure se frotte les cheveux au-dessus de la baignoire ; tombent de minuscules araignées. "Pas des poux, j'espère !" (Il en a eu récemment). Par la fenêtre, l'on voit une rue cossue et tranquille, les branches feuillues de grands arbres. Apure sort de la chambre, tête basse, la couverture sur les épaules. Il n'a pas envie de parler aux siens. Dehors, une immense vallée, des montagnes au sommet enneigé. "Tiens, se dit Apure, il a neigé cette nuit." En pieds de chaussette, Apure marche sur l'herbe. De la maison, on le hèle. Il marche seul, heureux.

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kolmapäev, jaanuar 02, 2008

Le dernier de l'année

Sur un chemin enneigé, étroit, en pleine montagne — l'air est pur et bleu. Ce qui semblait un précipice n'est pas si profond, et Apure s'engage sans plus trembler dans la descente. Des marcheurs menaçants le poursuivent, blonds, athlétiques ; il se met en colère et leur jette des pierres.

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neljapäev, september 06, 2007

John Ford à la montagne

John Ford (c'est du moins le sentiment d'Apure) emmène toute son équipe, dont il fait partie, au sommet d'un plateau rocheux, brumeux et noirâtre. Les nuages s'accumulent au-dessus de leurs têtes — nuages vibrants. "Pas d'inquiétude, les enfants." Se forme dans les nuages la tige noire d'une tornade. "Patron, regardez ! C'est mauvais, ça." Mais John Ford hausse les épaules, et la tornade inexorable s'approche du plateau — s'approche d'Apure, dont elle pénètre le corps. Tout se brouille.

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neljapäev, september 21, 2006

Chamois ou phacochères

Après avoir regardé Fail-safe, Apure fait un rêve atomique, en noir et blanc. Avec quelques amis, il attend l'explosion d'une bombe thermo-nucléaire au-dessus d'une grande ville toute proche — attend, entend, peut même voir le ciel sombre et enflammé puis, quelques heures plus tard, nettoyé et livide. À la sortie de l'abri, Apure part se promener en montagne, le cœur indifférent ; descend du col un jeune chamois, puis d'autres. "Cachons-nous dans un fourré, nous verrons les parents", propose un des amis. Et voici que quelques secondes plus tard, Apure se fait dépasser et frôler sur le chemin par d'immenses phacochères très haut sur pattes, au poil noir, laineux.

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pühapäev, aprill 16, 2006

Le pont

Apure est, comme souvent ces derniers temps, en vacances avec ses parents. Ils suivent une cohorte de voiture sur une route de montagne enneigée, quelque part dans les Rocheuses. Le père grogne ; il a les embouteillages en horreur. La famille finalement se sépare ; chacun tentera sa chance de son côte, les uns à pied, les autres à vélo. Apure prend sa bicyclette et continue sur le bord de la route. Le vent souffle ; et quoique le ciel soir bleu, il neige. La route se fait étroite ; il faut descendre de vélo. Derrière Apure circulent une troupe de Français qui parlent à voix basse. Apure parvient finalement au pont coupé. Sous le pont, une équipe de sauveteurs est en train de sortir des eaux glauques une femme tombée par dessus la rambarde. Apure insulte ceux qui le précèdent : "Vous n'avez pas honte de vous repaître de ce spectacle affreux ?" Ils lui répondent dans un mauvais anglais, et se moquent de lui."Bastards", hurle Apure, et quelques insultes plus salées encore, dans son meilleur anglais.

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