teisipäev, september 30, 2008
Dans une ville envahie par la pluie — les rues sont battues durant tout le rêve par une averse morose, l'eau rentre dans les maisons, les caniveaux débordent —, Apure a des aventures confuses. Il pose le pied sur une plage de boue noirâtre, et remonte sur le parapet, dégoûté ; il essaie de circuler en voiture, mais le temps est trop épouvantable, et se voit proposer un splendide vélo. À l'un de ses amis (car Apure est en bonne compagnie), le vendeur propose une grosse trottinette. "Mais elle est pourvue d'un changement de vitesse, monsieur !" Dehors, des vélos-taxi transportent des clients trempés dans des gros sièges enfant, de métal laqué vert. Puis, dans la maison où ils sont reçus, Apure croise son jeune frère, qui depuis leur dernière rencontre a grandi d'au moins trente ou quarante centimètres. Au bout de ce corps immense, le frère a gardé sa tête d'adolescent chevelu. Apure est ébahi.
esmaspäev, juuli 14, 2008
Version originale
Le jeune frère d'Apure, bien qu'ayant récemment décidé de revivre en couple avec une femme qu'il semble aimer tendrement, fréquente une actrice mondialement connue — grande fille toute simple avec laquelle Apure, le frère et un quatrième larron se retrouvent à discuter dans la rue, d'abord des horaires de travail et du statut des intermittents du spectacle, puis d'un mystérieux groupe de lutte, le GLA. "Oui, on devrait faire ceci et cela comme le GLA", s'enthousiasment le frère, l'ami et l'actrice. "Attention, dit Apure. Le A de GLA, c'est..." Et l'actrice, fronçant ses jolis sourcils : "A comme anti-démocratique ?" Puis Apure et son frère assistent à une conférence sur la traduction. Une clique de faux savants a pris place sur la scène, tandis que les spectateurs montent eux-mêmes les gradins. La conférence s'ouvre sur un intermède chanté, faux, par l'un des conférenciers. Les micros ne fonctionnent pas bien et Apure, claustrophobe, change constamment de siège. Enfin, l'un des conférenciers prend la parole. Il lit la première page d'un livre qu'Apure reconnaît — il l'a lui-même, dans le rêve, traduit. Mais est-ce la traduction d'Apure que le conférencier trouve si ridicule ? Le frère d'Apure le rassure : non, c'est une autre version. Les spécialistes sont pliés de rire. Tandis que l'un d'entre eux s'embarque dans une explication confuse, Apure, le cœur battant, se dirige vers la scène et s'écrie : "Je ne veux pas transformer cet événement en happening mais...
— Attendez !" dit l'un des organisateurs.
— ... mais il me semble qu'avant de vous lancer dans des explications sans intérêt, vous feriez mieux de nous lire le texte dans sa version originale, puisque vous prétendez (murmures approbatifs dans la salle) si bien la connaître.
Ici, malheureusement, Apure, sans doute trop plein de lui-même, remonte à la surface.
— Attendez !" dit l'un des organisateurs.
— ... mais il me semble qu'avant de vous lancer dans des explications sans intérêt, vous feriez mieux de nous lire le texte dans sa version originale, puisque vous prétendez (murmures approbatifs dans la salle) si bien la connaître.
Ici, malheureusement, Apure, sans doute trop plein de lui-même, remonte à la surface.
Sildid: cinéma, frère, traduction
laupäev, mai 10, 2008
Sur le rivage
Son plus jeune frère emmène Apure dîner dans un restaurant chinois quelque part en ville, Apure ne sait où. Il suit le frère hilare par les rues puis des passages obscurs, déserts. Il fait nuit. Apure porte à deux mains un bol qui contient de la salade de fruits. Enfin le passage débouche sur le dehors ; on voit luire la mer sous un croissant de lune. "Mais c'est très beau !" s'écrie Apure. Le frère sourit sans rien dire. De la fin du passage, quelques marches descendent sur la plage. Apure laisse tomber quelques bouts de fruits sur le sable noirâtre, où ils lancent, pendant quelques secondes, des éclats phosphorescents. Apure et son frère marchent dans le sable, en évitant les vagues. Leurs chaussures luisent lorsque l'eau les frôle.
Sildid: frère, mer, nuit, restaurant
reede, august 03, 2007
Vol d'enfant
Apure reprend des cours de russe, ce qui est, se dit-il, une erreur manifeste. En chemin vers la salle, il trouve un nourrisson, qu'il décide d'adopter jusqu'à la fin des cours — il ira ensuite le porter au secrétariat de la faculté. L'enfant est tranquille. D'autres élèves sont venus avec des petits. Apure, cependant inquiet, ment à l'inspectrice des services sanitaires : cet enfant qui vient de naître est celui de sa cousine. "Mais il a au mois six mois !" proteste l'inspectrice. "Elle m'aurait donc menti ?", bafouille Apure, l'enfant dans les bras, de moins en moins à son aise.
Dans une autre partie du rêve, Apure, son jeune frère et d'autres amis décident de tourner un film. Ils ont un vague scénario (qui s'évapore au cours du rêve) et s'en vont en ville commencer le tournage. Le petit frère (à l'état d'enfant) manque de se faire écraser par un camion. Apure fait mine de le gifler, puis le serre dans ses bras. "As-tu compris que nous avons failli passer en une seconde du bonheur au malheur absolu ?"Puis l'un et l'autre embarquent avec une femme ironique sur une mer chargée. Dans la barque, un monceau de déguisements absurdes. "Et comment allez-vous le tourner, ce film ? Vous n'avez même pas de caméra." "On fera un flip-book", explique Apure.
Dans une autre partie du rêve, Apure, son jeune frère et d'autres amis décident de tourner un film. Ils ont un vague scénario (qui s'évapore au cours du rêve) et s'en vont en ville commencer le tournage. Le petit frère (à l'état d'enfant) manque de se faire écraser par un camion. Apure fait mine de le gifler, puis le serre dans ses bras. "As-tu compris que nous avons failli passer en une seconde du bonheur au malheur absolu ?"Puis l'un et l'autre embarquent avec une femme ironique sur une mer chargée. Dans la barque, un monceau de déguisements absurdes. "Et comment allez-vous le tourner, ce film ? Vous n'avez même pas de caméra." "On fera un flip-book", explique Apure.
Sildid: cousine, film, frère, mer, nourrisson, russe, université
laupäev, september 16, 2006
Tornade sur la ville
En plantant un clou au mur dans son nouvel appartement, Apure provoque une fuite d'eau. Il a percé un tuyau que l'architecte avait négligé d'insérer dans le mur. Apure court dans l'appartement à la recherche du compteur ; il faut fermer l'eau. Ce qu'il finit par faire. Mais le reste de l'appartement n'est pas en bon état ; il y a une autre fuite au plafond et Apure sort sur la coursive (l'appartement est situé dans une résidence d'architecture sans doute post-moderne) pour essayer de retrouver les habitants de l'appartement du dessus. Il y a nombre d'enfants parlant anglais. Apure sort dans les rues de Paris, pieds nus, roulé dans une couverture. Il médite sur son destin : n'est-il vraiment pas fait pour l'amour ? Ne peut-il se forcer un tout petit peu ? La franchise de ces questions l'effraie.
Le nouvel appartement se trouve dans un nouveau quartier de Paris, une marina bâtie sur la Seine - ou est-ce la mer, et Apure n'est-il pas à New York ? Il marche jusqu'au bout du XXe arrondissement, là où la ville se transforme en campagne. Il a souvent rêvé de cette grande colline sauvage qui longe les maisons. Le pont surplombe des petits jardins et des maisons gaiement colorées. Apure descend vers la lande et y rencontre ses parents et son jeune frère, tels qu'ils étaient il y a plus de 25 ans. Ils visitent ensemble un château secret, orné de sculptures en stuc peint. Le petit frère s'ennuie et pleure.
En sortant du château, Apure conseille un repli stratégique. Un nuage de tempête s'accumule sur le fond de la vallée. Il est noir-violet, bat comme un cœur, ou comme une méduse, et lèche les maisons. Une colonne plus sombre apparaît en son milieu. La tornade cependant meurt avant d'avoir vraiment commencé.
Le nouvel appartement se trouve dans un nouveau quartier de Paris, une marina bâtie sur la Seine - ou est-ce la mer, et Apure n'est-il pas à New York ? Il marche jusqu'au bout du XXe arrondissement, là où la ville se transforme en campagne. Il a souvent rêvé de cette grande colline sauvage qui longe les maisons. Le pont surplombe des petits jardins et des maisons gaiement colorées. Apure descend vers la lande et y rencontre ses parents et son jeune frère, tels qu'ils étaient il y a plus de 25 ans. Ils visitent ensemble un château secret, orné de sculptures en stuc peint. Le petit frère s'ennuie et pleure.
En sortant du château, Apure conseille un repli stratégique. Un nuage de tempête s'accumule sur le fond de la vallée. Il est noir-violet, bat comme un cœur, ou comme une méduse, et lèche les maisons. Une colonne plus sombre apparaît en son milieu. La tornade cependant meurt avant d'avoir vraiment commencé.
Sildid: frère, inondation, New York, orage, parents, Paris, vallée secrète
esmaspäev, juuni 05, 2006
De la boue aux excréments
Sans être cauchemardesques le moins du monde, les rêves d'Apure semblent ces jours-ci miasmatiques, et vont fouiller au fond du pot. Le voilà dans la chambre qu'il occupait lorsqu'il était enfant, à faire un peu de décoration. Il repeint les murs de couleurs vives, installe une armoire en toile, gratte le plafond. Dans un placard de la chambre, il retrouve une sorte de vaste étole muticolore qui, se dit-il, pourrait faire bel effet dans la pièce. Las ! l'étole, qui de fait est un tapis, est couverte d'excréments canins, apparemment tous assez anciens. Apure essaie de les détacher du tapis à l'aide d'un couteau de cuisine. Son jeune frère, retourné lui aussi à un âge enfantin, le regarde faire. C'est une tâche sans espoir. Le couteau se plie en deux ; les excréments sont corrosifs. Apure affolé examine ses propres mains : et s'il s'était par mégarde souillé ? "Va me chercher un sac poubelle dans l'entrée", demande-t-il au jeune frère, toujours debout, immobile et silencieux, dans l'embrasure de la porte.
Sildid: crotte de chien, frère
pühapäev, mai 21, 2006
La roue fatale
Dans une première partie du rêve, Apure se retrouve à son grand déplaisir dans la maison de son grand-père bien aimé avec ses collègues de travail. On ne devrait jamais mélanger ces mondes, même en rêve. Les collègues tournent en rond et passent leur temps à organiser des repas, au lieu de se soucier — telle est leur mission — d'une rencontre professionnelle dans un hôtel de luxe.
Sans doute lassé de leur passivité et de la lenteur du temps, Apure s'en va prendre un train ou un métro à la curieuse apparence. Son frère l'a rejoint ; Apure imite en riant la voix d'une hôtesse. "Les passagers du vol 243 sont maintenant priés de se présenter aux portes d'embarquement..." Cependant, l'avion attendra. Tandis que le frère vaque à ses affaires, Apure quitte la gare pour monter les marches du vaste monument qui la surplombe. Il a cru comprendre que c'était un des hauts lieux du napoléonisme en exil. De fait, après s'être égaré dans les raides escaliers du palais, Apure arrive dans un petit hémicycle où l'empereur, sans doute, pouvait reconstituer sa chambre consultative. L'hémicycle est animé ; des acteurs reproduisent des scènes de la vie quotidienne sous l'empire ; les visiteurs sont tous à demi déguisés. Une fillette regarde un singe en cage.
Apure campe au bord de la rivière, derrière le palais de l'empereur, transformé en grand hôtel. Il garde dans son lit toutes les affaires auxquelles il tient vraiment, mais le coucher est calme. Un film passe dans les limbes : une roue de moto ou de scooter, rouge sang, s'est détachée de son véhicule et dévale dans les rues ; traverse un parc, parcourt une rue entière ; le film a un grain épais. La roue finalement s'écrase sur un véhicule ; s'ensuit un accident qui implique plusieurs autos et que le film montre avec lenteur et précision. "Ah, se dit Apure, je voudrais bien faire des films comme celui-ci." Apure est dans son lit et doit songer à se lever, à trouver une salle de bain dans l'hôtel et à préparer son départ. Une de ses cousines est passée le voir, et il ne sait comment se débarrasser du chewing gum qu'il a dans la bouche.
Sans doute lassé de leur passivité et de la lenteur du temps, Apure s'en va prendre un train ou un métro à la curieuse apparence. Son frère l'a rejoint ; Apure imite en riant la voix d'une hôtesse. "Les passagers du vol 243 sont maintenant priés de se présenter aux portes d'embarquement..." Cependant, l'avion attendra. Tandis que le frère vaque à ses affaires, Apure quitte la gare pour monter les marches du vaste monument qui la surplombe. Il a cru comprendre que c'était un des hauts lieux du napoléonisme en exil. De fait, après s'être égaré dans les raides escaliers du palais, Apure arrive dans un petit hémicycle où l'empereur, sans doute, pouvait reconstituer sa chambre consultative. L'hémicycle est animé ; des acteurs reproduisent des scènes de la vie quotidienne sous l'empire ; les visiteurs sont tous à demi déguisés. Une fillette regarde un singe en cage.
Apure campe au bord de la rivière, derrière le palais de l'empereur, transformé en grand hôtel. Il garde dans son lit toutes les affaires auxquelles il tient vraiment, mais le coucher est calme. Un film passe dans les limbes : une roue de moto ou de scooter, rouge sang, s'est détachée de son véhicule et dévale dans les rues ; traverse un parc, parcourt une rue entière ; le film a un grain épais. La roue finalement s'écrase sur un véhicule ; s'ensuit un accident qui implique plusieurs autos et que le film montre avec lenteur et précision. "Ah, se dit Apure, je voudrais bien faire des films comme celui-ci." Apure est dans son lit et doit songer à se lever, à trouver une salle de bain dans l'hôtel et à préparer son départ. Une de ses cousines est passée le voir, et il ne sait comment se débarrasser du chewing gum qu'il a dans la bouche.
esmaspäev, aprill 24, 2006
On the road
Apure, après avoir regardé une comédie américaine des années 30, avec Carole Lombard (grande en son panthéon) et Fred McMurray, Hands across the table (qui pourrait aussi s'appeler Comment ne pas épouser un millionnaire), fait un premier rêve héroïque. Il discute avec son jeune frère dans la cuisine de l'appartement de ses parents, qui donne sur l'entrée de l'immeuble, lorsqu'il voit approcher tout un groupe de militants d'extrême-droite, ceints d'insignes et portant banderoles. Ils viennent, se dit-il, faire du porte à porte. Apure sort de l'appartement ; les militants sont dans le vestibule. "Fichez le camp !" Il lève les bras et commence à hurler."Hou ! Hou ! " D'autres membres de la famille se joignent à lui et les militants en grommelant sortent du vestibule. "Mais vous ne savez pas qui nous sommes !". Voilà un rêve, se dit Apure, qui vous fait sentir courageux à peu de frais.
Plus intrigant : Apure se remet au vélo. Mais celui qu'il a trouvé n'a pas de freins ; il l'essaie sur le parking de la résidence de ses parents (qu'il n'habite pourtant plus depuis des années), et manque écraser quelques passants. Un peu plus tard, il retrouve, sur le canal qui passe en contrebas du parking, quelques personnes de sa connaissance, déjeunant à bord d'une petite péniche. "En route !" La péniche traverse des paysages comme Apure, nostalgique, les aime — mi campagne, mi ville. Dans la cabine, on discute, on mange et on rit. Bientôt la nuit tombe ; apparaît à l'horizon un nuage en forme de poisson, aux liserés colorés. Apure est heureux. La péniche fait escale dans un village désert ; Apure et ses compagnons, qui ne sont plus que deux (une collègue et un homme plus âgé qu'Apure n'identifie pas), s'installent dans une grange où sont dressés deux lits sommaires (ceux-ci sont peut-être une réminiscence de Hands across the table, où Fred McMurray, millionnaire ruiné, passe quelques nuits sur le canapé du salon de Carole Lombard, manucure sans le sou qui cherche à épouser un millionnaire encore doté). Tandis que les compagnons dorment dans le même lit, Apure ne trouve pas le sommeil. Ses deux chats, du voyage, ne cessent de sortir de la grange, et ceci l'inquiète : s'ils se font écraser ? S'ils se font manger par des renards ? Il est difficile de condamner la porte. "Mais viens dormir !" insistent les autres. Apure, à la porte, regarde le village noyé dans la nuit. Les chats reviennent, marchant sur leurs pattes arrières, et lui parlent. "Que crains-tu ?" Les deux sont des enfants qu'Apure a connu autrefois.
Plus intrigant : Apure se remet au vélo. Mais celui qu'il a trouvé n'a pas de freins ; il l'essaie sur le parking de la résidence de ses parents (qu'il n'habite pourtant plus depuis des années), et manque écraser quelques passants. Un peu plus tard, il retrouve, sur le canal qui passe en contrebas du parking, quelques personnes de sa connaissance, déjeunant à bord d'une petite péniche. "En route !" La péniche traverse des paysages comme Apure, nostalgique, les aime — mi campagne, mi ville. Dans la cabine, on discute, on mange et on rit. Bientôt la nuit tombe ; apparaît à l'horizon un nuage en forme de poisson, aux liserés colorés. Apure est heureux. La péniche fait escale dans un village désert ; Apure et ses compagnons, qui ne sont plus que deux (une collègue et un homme plus âgé qu'Apure n'identifie pas), s'installent dans une grange où sont dressés deux lits sommaires (ceux-ci sont peut-être une réminiscence de Hands across the table, où Fred McMurray, millionnaire ruiné, passe quelques nuits sur le canapé du salon de Carole Lombard, manucure sans le sou qui cherche à épouser un millionnaire encore doté). Tandis que les compagnons dorment dans le même lit, Apure ne trouve pas le sommeil. Ses deux chats, du voyage, ne cessent de sortir de la grange, et ceci l'inquiète : s'ils se font écraser ? S'ils se font manger par des renards ? Il est difficile de condamner la porte. "Mais viens dormir !" insistent les autres. Apure, à la porte, regarde le village noyé dans la nuit. Les chats reviennent, marchant sur leurs pattes arrières, et lui parlent. "Que crains-tu ?" Les deux sont des enfants qu'Apure a connu autrefois.
Sildid: chat, courage, enfant, extrême-droite, frère, parents, péniche, vélo
neljapäev, märts 23, 2006
Voir double
Apure cette nuit est en Iraq, en touriste, selon toute apparence, ce qui n'est pas, se dit-il, très malin. Il se trouve avec son jeune frère sur une place de Baghdad, vaste, empoussiérée, ensoleillée. Passent des autos, des jeeps, mais pas un soldat. "C'est peut-être ça, le problème", dit le frère, moins nerveux qu'Apure. "Ça quoi ?" "On ne voit pas les Américains." Sans prévenir, le frère se lève et traverse la place. Apure effaré le voit disparaître dans les profondeurs d'un souk, et part à sa recherche.
Le retrouve-t-il jamais ? Le voilà maintenant à Dusterna en compagnie d'un ami. C'est l'heure bleue, la lumière est douce. Mais Apure, fatigué sans doute par ses aventures mondiales, voit le ciel à travers un filtre optique ; des pans entiers du paysage sont floutées, la cathédrale a disparu. L'ami le prend par le bras. "Tu es certain de bien aller ?"
Le retrouve-t-il jamais ? Le voilà maintenant à Dusterna en compagnie d'un ami. C'est l'heure bleue, la lumière est douce. Mais Apure, fatigué sans doute par ses aventures mondiales, voit le ciel à travers un filtre optique ; des pans entiers du paysage sont floutées, la cathédrale a disparu. L'ami le prend par le bras. "Tu es certain de bien aller ?"
pühapäev, märts 19, 2006
Chats aquatiques
Chez son frère aîné, qui s'apprête à déménager, Apure voudrait prendre un bain. La baignoire de la première salle de bains est déjà occupée par le jeune frère, qui se prélasse dans la vapeur. Dans la deuxième salle de bains, dont Apure ne connaissait pas l'existence, de gros chats brun beige flottent dans deux ou trois autres baignoires. Pendant un moment Apure les croit morts, mais ils font des signes lents avec leurs pattes, et sortent la tête de l'eau.
Sildid: chats aquatiques, frère, frère aîné
esmaspäev, märts 13, 2006
Bandits
Après Marebito et un épisode et demi de Hustle, Apure rêve encore richement. Son jeune frère est poursuivi par des tueurs qui manquent de l'abattre dans un jardin public. C'est une malheureuse en robe bleu clair qui reçoit le projectile. Dans un pub, Apure croise son autre frère : "As-tu des nouvelles ?" "L'enquête est en cours de résolution." Apure lit dans un magazine géant un reportage sur les couleurs à travers les siècles. Des femmes au visage poudré les incarnent dans un immense amphithéâtre. Les siècles passent ; les couleurs deviennent plus lisses sur les visages des modèles ; arrivent les hommes. Apure est dans l'amphithéâtre, à la place du professeur.
Sildid: assassin, enquête, frère, frère aîné, université
